La première ville du Rhône

Quelle est la première ville du Rhône ?

Par cette question nous n’entendons pas la première ville au vu de son importance économique ou de son envergure, mais la première ville installée au bord du Rhône, quand on descend le fleuve depuis sa source.

Brig. Le palais Stockalper Photo de Patrick Huet

Brig et Naters.

Les deux premières villes des bords du Rhône.

Il semble bien que nous allons assister à une surprise. A environ 50 km après le glacier, deux villes s’épanouissent de chaque côté du Rhône, l’une en face de l’autre. La première se nomme Brig, la seconde Naters.

Pour corser le tout, leur population est du même ordre de grandeur. Brig compte 12 000 habitants et Naters 8 000.

Si un géomètre devait mesurer les contours de chaque commune, peut-être donnerait-il un avantage à Naters qui, sur la carte tout du moins, paraît se situer quelques centaines de mètres plus proche de la source.

Quoi qu’il en soit, pour le promeneur, la différence n’est guère sensible. Les deux villes lui sembleront même jumelles pour ce qui est de la beauté des habitations, du joli serpentin des rues et de leur égal sourire en direction du Rhône.

BRIG.

Brig est réputé pour son château qui constitue un des emblèmes de la ville. On l’appelle aussi le « Palais Stockalper » (érigé dans les années 1600) du nom de son fondateur le baron Kaspar STOCKALPER qui voulut marier en ses murs divers styles et messages. Ainsi le château est-il dominé par trois tours carrées, surmontées d’une coupole d’allure byzantine représentant chacune un des rois Mages. D’où ce dessin typique de la région de Byzance.

En revanche, la cour intérieure est bordée d’un cloître où se superposent plusieurs promenoirs (des étages si vous voulez) dans le style des monastères européens.

C’est un peu comme si son fondateur avait formulé le projet de réunir l’empire d’Orient et celui d’Occident comme ce qu’ils étaient à l’origine avant que les aléas de l’histoire ne les séparent.

Le château appartient à la municipalité depuis 1948. Lors de votre passage, ne manquez pas la salle des chevaliers.

NATERS.

Il suffit de traverser le pont au-dessus du Rhône et nous arrivons à Naters, elle aussi agrémentée d’un château, plus précisément d’une tour du douzième siècle qui mérite d’être visitée.

D’ici, les pics des montagnes sont si proches qu’ils sont à portée de chaussures. Quelques mouvements de jarret, et vous voilà escaladant les versants de la montagne vers un ciel souvent dégagé et d’un bleu de peintre.

Les berges du Rhône à Naters sont une merveille pour le promeneur. De belles ramures ombragent le chemin par temps de fort soleil et viennent bercer les rêves du flâneur émerveillé par les eaux éclatantes du Rhône.

Cette page a été rédigée par Patrick Huet, écrivain et fleuve-trotteur, ayant longé tout le Rhône à pied en suivant les berges.

Si vous souhaitez d’autres informations au sujet du Rhône et des chemins des bords du Rhône, vous pouvez consulter le livre : « Le Rhône à pied du glacier à la mer » .